Deux groupes de statuts possibles : les entreprises individuelles ou les sociétés

Il existe en France deux grandes familles de structures juridiques. La première est celle des entreprises individuelles. Le statut de l’entreprise individuelle existe de longue date et plus récemment, il a donné naissance à deux variantes : Le micro-entrepreneur et l’entreprise individuelle à responsabilité limitée.

L’autre famille sont les statuts de sociétés, qui regroupe l’EURL (ou la SARLU), la SARL, la SASU, la SAS, … etc. Ces structures sont semblables à des poupées gigognes. Elles vont de la plus petite à la plus grande.

difference entreprise individuelle societe

Le plus petit statut, c’est le micro-entrepreneur ! Ensuite il y a l’entreprise individuelle, l’entreprise individuelle à responsabilité limitée, puis la première forme de société, l’EURL, ensuite la SASU, la SARL, la SAS, la SA … Bon ! Arrivé à la SA, vous en êtes déjà à des sociétés d’une certaine taille, dont celles côtés au CAC 40 !

Plus concrètement, ce que vous devez retenir, c’est que le choix du statut est important au départ car il sera votre véhicule juridique. Il s’agit donc de déterminer la taille de ce véhicule, en tenant compte des options fiscales et sociales de chaque statut juridique, par rapport à vos besoins.

 

Choisir avec bon sens : commencer petit pour devenir grand

Avez-vous vraiment besoin d’une grande structure pour un petit projet ? Et si vous partez petit, pourrez-vous grandir en cours de route ?

D’une façon générale, les petites structures juridiques sont toujours facilement évolutives vers les plus grandes. Alors que l’inverse en revanche, est un peu plus complexe !

reprendre affaire personnelle

Par exemple, la transformation d’une entreprise individuelle en société est un mécanisme très bien prévu par la loi ! Voyez ici cette entreprise individuelle qui veut évoluer. Pour cela nous allons créer en marge une nouvelle structure juridique en forme de société. Nous introduirons ensuite l’entreprise individuelle à l’intérieur de la société, qui va finalement totalement l’absorber. L’entreprise individuelle disparaît et la société prend vie. C’est une opération assez fluide que l’on peut faire à tout moment.

A l’inverse, si on est en société et qu’on s’aperçoit que le statut est disproportionné ou un peu trop compliqué, il faudra dissoudre puis liquider la société à l’amiable et recréer une entreprise individuelle. C’est moins fluide et surtout bien plus long parce le formalisme d’une telle procédure peut durer entre 3 et 6 mois.

 

Dans quel cas choisir l’entreprise individuelle ou la société ?

Les entreprises individuelles sont particulièrement bien adaptées aux projets de création de petites activités, seul ou en couple. C’est simple, flexible, évolutif. Vous en trouverez beaucoup chez les petits artisans - commerçants de type boulanger, boucher, salon de coiffure, artisans du bâtiment, tabac – presse, épicerie … D’ailleurs beaucoup de ces dirigeants en ont apprécié la simplicité, sans jamais changer de structure, parfois sur des carrières de plus de 40 ans ! Naturellement avec ces statuts vous pourrez embaucher, débaucher, prendre un apprenti … Cette famille offre toutes les possibilités.

Les sociétés, elles, sont mieux adaptées aux projets de reprises. Elles sont aussi privilégiées pour des entreprises plus structurées : par exemple si vous prévoyez plusieurs salariés ou si vous avez des dettes fournisseurs récurrentes supérieures à 10 000 €, avec délais de règlement … Vous trouverez beaucoup de sociétés dans les cafés hôtels restaurant, dans les activités de négoce ou chez les artisans avec 2 salariés ou plus. Là aussi, toutes les possibilités d’embauches et d’accueil d’apprentis sont possibles.